Voici la Réaction du Professeur Eddy Mwanzo (enseignant à la faculté de droit à l’université de Kinshasa)

Étant de l’ESU,

Je considère que cette décision est irrégulière pour plusieurs raisons :

1. l’Ordre des Médecins n’est pas l’Organe attitré pour décider ou proposer la fermeture des Établissements Publics et Privés qui organisent la Faculté de Médecine ;

Je viens de relire les 58 articles de l’ordonnance-loi 68-070 du 1er mars 1968 créant l’Ordre des médecins (en Rdc), nulle part une telle compétence n’est reconnue à cet ordre qui ne s’occupe que des medecins (docteurs formés). L’ordre n’ intervient ni dans le fonctionnement des facultés ni dans celui des universités. Somme toute, ses recommandations comme celles des autres délégués ne devraient être prises comme parole d’évangile mais, pour cette faculté, faire l’objet d’une réflexion approfondie par une équipe des experts dont ceux de l’Esu qui devraient descendre sur terrain et examiner au cas par cas, en se fondant sur des critères objectifs

2. La précipitation prive aux auteurs de mûrir les réflexions avant de décider.
On devait penser à résoudre le problème des étudiants dont le cursus est en cours, en négociant déjà leur transfert par exemple avant d’envisager le retrait des autorisations données pour l’organisation de cette filière.

Le Barreau peut-il faire des recommandations pour la fermeture de la Faculté de droit dans certaines universités ?

Et quel organe le fera pour les sciences politiques, économiques ou humaines par exemple ?

Le problème n’est pas dans les filières, me semble-t-il, mais bien plus dans tout le secteur universitaire.

Les conditions de travail et traitement du personnel enseignant, certaines pratiques qu’il faut banir pour assainir ce secteur, devaient tarauder les esprits.

Il faut un travail d’équipe avec des experts dans un contexte multisectoriel (Joel Bolongolongo).

3. en plus, cette Faculté ayant ayant été autorisée par voie d’arrêtés ne peut être fermée par une simple note circulaire.
Il y a lieu de dire que le Ministre actuel a déçu l’opinion et par cette décision,il vient de jeter l’huile au feu.

3. La mesure peut etre bonne mais ne justifie pas pour certaines universités qui ont des laboratoires, un personnel enseignant qualifié et qui ont formé des bons medecins (Usk, Bel campus, Uwb, Ukv…dixit l’avocat Bolongolongo).

4. Décision prise dans la précipitation et sous émotion.

5. S’agissant des états généraux NATIONAUX, les rapports devraient au préalable etre présentés et discutés au Conseil des ministres.

Par Claude BOFENI

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